Action directe contre un patron véreux!

Le 12 octobre, un peu plus d’une vingtaine de militantEs et sympathisantEs du Réseau de Solidarité des Travailleurs et des Travailleuses (RSTT) sont parvenuEs à faire cracher 120 $ à un patron qui n’avait pas payé les deux jours de travail de deux employés-camarades.

« L’employeur engage beaucoup de personnes, il leur fait faire une formation et un quart de travail, puis il les congédie sans les payer. Quand je suis allé leur demander mon salaire, M. Hallak m’a dit qu’il ne me connaissait pas,» explique M. Ousmane Thiam, ex-travailleur du Centre d’appel qui a réclamé son salaire avec le RSTT. C’est apparamment une pratique courante de la compagnie.

Le patron visé ne voulait pas payer les salariés et a appelé la police quand le groupe de militantEs s’est pointé dans son bureau. À l’arrivée des flics, ceux-ci ont reconnu que l’employeur avait tort et les salariés sont repartis avec leur chèque de deux jours de salaire (sans déductions). Une action similaire avait déjà été posée dans le passé lorsqu’un travailleur immigrant du restaurant Double-Pizza de la rue St-Denis s’était vu refuser sa paie. Là également, l’action du RSTT avait été couronnée de succès. Comme quoi la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots lorsqu’il est temps de confronter ceux et celles qui n’hésitent pas à être sans scrupules.

Problème avec ton boss (à Montréal), appelle le RSTT au 514-830-0066

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Extrait de Cause commune no 17