Sur les lignes - une chronique syndicale

(Au moins) quatre scabs au Journal de Québec

Quebecor a reconnu le 23 août, devant la Commision des relations de travail, avoir utilisé quatre briseurs de grève depuis le début du lock-out avec les employéEs du Journal de Québec.

Les 250 employéEs avaient porté plainte devant la Commission. Ils et elles voulaient faire la preuve que le Journal de Québec employait au moins six travailleurs illégaux depuis quatre mois. Quatre ont été reconnus.

Le chroniqueur chasse et pêche Mathieu Roy, fils du député adéquiste de Montmagny, Claude Roy, ne pourra plus écrire d’articles pour le quotidien. Même chose pour la directrice adjointe de la promotion, Dominique Turcotte, ainsi que deux messagers sous-traitants, Patrick Daigle et David Gaudreault.

Depuis le début du conflit, les syndiquéEs publient Média Matin Québec, un quotidien gratuit diffusé à 40 000 exemplaires du lundi au vendredi. Durant l’été, le groupe a atteint la barre des 3 millions de copies diffusées. Les curieux peuvent maintenant consulter ce journal sur le web à www.mediamatinquebec.com

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Lock-out au cimetière

La centaine de syndiquéEs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal, a multiplié les manifestations depuis que leur patron les a mis en lock-out à la mi-mai. On a beaucoup parlé des récriminations des familles en deuil mais qu’en est-il des revendications syndicales?

Les syndiquéEs ont adopté deux grands objectifs de négociations : créer les conditions propices à une retraite décente et assurer au plus grand nombre d’employéEs possible une meilleure stabilité de revenus. Cinq revendications prioritaires ont été ciblées pour atteindre ces objectifs : Création d’un régime de retraite à prestation déterminée; Formaliser les primes de départ dans la convention collective; Implanter la semaine de travail à quatre jours; Garantir un plancher de 36 semaines de travail par année; Resserrer les clauses sur la sous-traitance.

Au moment d’écrire ces lignes, le syndicat et la
fabrique était en plein sprint de négociation.

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En conflit...

Au moment d’écrire ces lignes, le 24 août, il y avait au moins 470 prolos en grève ou en lock-out au Québec