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DÉPORTATION IMMINENTE -- APPEL À LA SOLIDARITÉ AVEC AMIR HODHOD

Amir Hodhod est un dissident politique égyptien et un membre actif de la
communauté montréalaise depuis maintenant trois ans. Il fait face à une
déportation imminente qui aurait lieu le 6 avril. Nous vous appelons à
supporter la lutte qu'il mène pour demeurer au Canada en contactant les
fonctionnaires et en leur demandant un arrêt immédiat des procédures de
déportation ainsi que la reconnaissance de son statut de réfugié politique
au Canada.

Ce courriel contient :

1. Information sur le contexte du cas de Amir Hodhod
2. Coordonnées des fonctionnaires et ministres
3. Modèle de lettre de support
4. Un lien vers le récent article de Amir "Non Citizen = Non Human" 5.
Déclaration d'Amir Hodhod : L'histoire d'une déportation imminente

INFO: sollman200220022003@yahoo.com et sansfrontieres@resist.ca ou
514-848-7583

1. SUR LE CAS D'AMIR :

Amir est un écrivain qui a fui l'Égypte il y a sept ans, craignant des
persécutions à cause de son opposition aux idéologies fondamentalistes et
de ses opinions politiques dissidentes. Après avoir quitté l’Égypte, il a
vécu trois ans et demi aux États-Unis, avant de quitter vers le Canada
afin d’éviter le racisme qui a suivi les événements du 11 septembre. Au
Canada, Amir a fait une demande pour obtenir le statut de réfugié. Le 14
mars 2006, il a reçu un avis de déportation, la date étant fixée pour le 6
avril 2006. Amir sera déporté aux Etats-Unis (à cause de l’Entente sur
les tiers pays sûrs) où il sera presque certainement détenu puis déporté
en Égypte.

Depuis son arrivée en Amérique du Nord, Amir a continué d’exprimer ses
opinions politiques. Il a récemment dénoncé ouvertement la répression en
Égypte durant les récentes élections et le massacre des réfugiés soudanais
à Le Caire.

En tant que membre de Solidarité Sans Frontières, il a marché les sept
jours vers Ottawa en juin 2005 pour revendiquer la régularisation de tous
et toutes les sans statut, la fin de leur déportation et l’abolition des
certificats de sécurité. Amir a également été actif dans le Réseau des
Travailleurs et Travailleuses Solidaires et a été l’un des fondateurs de
la Coalition Égyptienne pour la Justice et à la Démocratie. Il a, de plus,
soutenu plusieurs autres réfugié-e-s en les aidant à obtenir leur statut
et à s’établir à Montréal.

Les abus de l’Égypte envers les droits humains, incluant notamment la
répression de la liberté d’_expression, l’emprisonnement et les
« disparitions » de dissidents politiques et d’activistes, la torture par
la police et les militaires et la mort de prisonniers sont des faits bien
documentés. Il serait épouvantable que le Canada renvoie quiconque
affronter ce régime, et particulièrement un dissident politique qui depuis
bien longtemps, en Égypte comme au Canada, manifeste ouvertement ses
opinions.

Cinquante pour cent (50 %) des demandes de statut de réfugié-e sont
refusées à chaque année au Canada. La raison évoquée pour refuser la
demande d’Amir est qu’il ne possédait pas de documents prouvant qu’il
ferait face à la persécution en Égypte. Plusieurs articles écrits par Amir
en Égypte pourraient servir de documentation, mais ils demeurent en
Égypte et il a été impossible jusqu’à maintenant d’y accéder.

Récemment, Amir a réussi à retracer certains de ces articles, mais il n’a
pas été autorisé à les soumettre. Dans la Loi sur l’Immigration du Canada,
il n’existe pas d’occasion pour soumettre de nouvelles preuves ou pour
appeler la décision de la cour. Comme tant d’autres, Amir s’est vu
refuser l’opportunité de présenter son cas comme étant celui d’un réfugié
politique, et sera déporté devant un régime brutal contre lequel il a été
très actif et s’est ouvertement manifesté.

Nous vous invitons donc à agir en solidarité avec Amir et à supporter son
droit à demeurer au Canada et à se voir accorder un statut de réfugié. Sa
déportation étant dans moins de trois semaines, nous devons agir
rapidement. Nous vous prions de manifester votre opinion en appelant ou en
écrivant aux ministres listé-e-s ci bas. Un modèle de lettre est
également inclus, que vous êtes libres de modifier si vous le jugez
pertinent.

Vous pouvez exprimer votre appui à Amir en lui écrivant à l’adresse
suivante : sollman200220022003@yahoo.com (en anglais préférablement). :::

2. COORDONNÉES DES MINISTRES ET FONCTIONNAIRES

Monte Solberg, Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration
Ottawa, Ontario
K1A 0A6
Téléphone: (613) 992-4516
Télécopieur: (613) 992-6181
Courriel: Solberg.M@parl.gc.ca

Stockwell Day, Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

À Ottawa : Stockwell Day, MP, P.C.
Chambre de Communes, ON K1A 0A6,
Téléphone: (613)995-1702
Télécopieur: (613)995-1154
Courriel: day.s@parl.gc.ca

En Colombie Britannique : Stockwell Day,
Suite 202, 301 Main Street
Penticton, BC V2A 5B7
Téléphone: 250.770.4480
Télécopieur: 250.770.4484
Courriel: days1@parl.gc.ca

René D’Aoust, Directeur des Renvois
CIC Montreal,
Téléphone: (514) 496-1237
Télécopieur: (514) 496-2222

Stephen Harper, Premier ministre du Canada,
Bureau du Premier ministre, 80 Wellington Street,
Ottawa, K1A 0A2
Télécopieur: (613)941-6900
Courriel: pm@pm.gc.ca
:::

3. MODÈLE DE LETTRE DE SUPPORT

Sentez-vous libres d'utiliser la lettre suivante comme modèle. Prière de
vous sentir libres, également, de personnaliser ce texte autant que
possible.

(Nom)
(Adresse)
(Lieu, date)

Objet : Amir Hodhod

Madame, Monsieur (inscrivez le nom ici),

J'ai récemment été informé-e de l'intention du CIC de déporter Amir Hodhod
le 6 avril 2006 et vous écris pour exprimer mon indignation ainsi que mon
profond désaccord avec cette décision.

Quand Amir a quitté l'Égypte, il fuyait la persécution politique à cause
de ses écrits progressistes lesquels critiquaient le régime Égyptien et
dénonçaient le fondamentalisme religieux. Le régime égyptien est largement
reconnu pour violer les droits humains et réduire au silence l’opposition
politique – que représente si bien Amir Hodhod – et cette situation est
bien documentée. Il est impensable que le Canada, l’un des pays
signataires de la Convention de Genève de 1951 et de son Protocole en
1967, ne respecterait pas le statut de réfugié d’Amir, lequel est selon
moi et plusieurs autres personnes légitime et tout autant légal.

Amir Hohod est arrivé aux État-Unis en 1999 où il a vécu dans
l’illégalité à New York. Il a été forcé de quitter New York en 2003 à
cause du racisme et de l’hystérie qui ont suivi le 11 septembre 2001 et a
depuis continué de subir un cauchemar quotidien en tant que sans statut au
Canada. À Montréal, Amir a travaillé dans des conditions de travail
précaires dans des cuisines de restaurants et a ainsi connu le sort
quotidien de l’économie des réfugié-e-s. Il fait maintenant face à une
déportation imminente aux État-Unis, où il est presque sûr d’être détenu
puis déporté en Égypte où pèse sur lui la menace d’être détenu à nouveau,
cette fois possiblement à vie et avec les conditions connues des prisons
égyptiennes, c’est-à-dire la torture. Pour combien de temps encore le
Canada continuera-t-il d’ignorer les réalités économiques et politiques
concrètes des personnes vivant sans statut en Amérique du Nord ? J’écris
pour manifester mon indignation devant cette indifférence froide à
l’endroit de la situation d’Amir ainsi qu’à celle de toutes les personnes
vivant sans statut au Canada.

Depuis l’arrivée d’Amir au Canada, il a continué de manifester son
opposition face aux abus et aux massacres commis par son pays d’origine. À
titre d’exemple, il a travaillé avec la Coalition égyptienne pour la
Justice et la Démocratie pour dénoncer le massacre des réfugiés soudanais
et des réfugiées soudanaises.

Amir Hodhod a également soutenu la lutte d’autres personnes sans statut à
Montréal à travers des groupes comme Solidarité Sans Frontières, le Centre
des Travailleurs Immigrants et le Réseau des Travailleurs et
travailleuses Solidaires. Son plaidoyer persistant pour les droits des
réfugié-e-s à l’échelle mondiale contraste de façon tranchante avec le
refus du gouvernement canadien de lui reconnaître son propre statut de
réfugié, qui est par ailleurs tout à fait légitime. Il est inacceptable
qu’un pays reconnu comme l’un des bastions des droits humains possède une
telle politique concernant l’immigration.

Je trouve outrageux et inacceptable que le Canada mette en danger la vie
et le bien-être d’Amir Hodhod en le déportant avec le résultat final
prévisible qu’est sa déportation en Égypte, tout en continuant d’affirmer
que le Canada ne déporte pas des personnes vers la torture.

Je vous prie d’exercer votre pouvoir afin d’arrêter la déportation de M.
Hodhod et de lui attribuer enfin un statut ici au Canada.

Sincères salutations,

(Nom)
(Adresse)
:::

4. LIEN VERS UN RÉCENT ARTICLE D’AMIR

Bien que la plupart des écrits d’Amir soient en arabe et ne soient pas
disponibles en ligne, vous pouvez lire un récent article, écrit en
anglais, intitulé Non Citizen = Non Human à l’adresse suivante:


:::

5. DÉCLARATION D'AMIR HODHOD: L'HISTOIRE D'UNE DÉPORTATION IMMINENTE

Mon nom est Amir Hodhod et j’ai 42 ans. Je suis né dans la ville de
Mansoura, sur les berges du Nil en Égypte. Ma famille est de la minorité
chrétienne copte et j’ai un petit frère et une petite sœur. J’ai obtenu un
diplôme de pharmacien en 1990 à l’Université de Mansoura et je suis par
la suite déménagé au Caire, où j’ai poursuivi des études en philosophie.
Avant de fuir l’Égypte, j’étais écrivain et j’ai publié des articles dans
plusieurs revues laïques, progressistes et dissidentes.

J’ai quitté l’Égypte en 1999 parce que j’étais menacé d’une part par le
gouvernement et d’autre part par les intégristes religieux, à cause de mes
écrits et de mes activités politiques. J’ai fui d’abord vers les
États-Unis; je me suis installé à New York, où j’ai vécu et travaillé
clandestinement. Je suis arrivé à Montréal en 2003, tentant d’échapper aux
incidents racistes que j’ai subis et vus suite aux attentats du 11
septembre 2001.

Le 6 avril 2006 – dans moins de trois semaines – le gouvernement doit me
déporter vers les États-Unis. Si j’y suis renvoyé, il est presque certain
que je serai détenu et ensuite expulsé vers l’Égypte. Présentement,
Immigration Canada ne m’offre que deux options : la déportation vers les
États-Unis (avec emprisonnement quasi-automatique) ou mon retour
«volontaire» en Égypte, où je crains la persécution à cause de mes
opinions et activités politiques.

Je crois devoir clarifier – auprès de mes ami-e-s, de mes
sympathisant-e-s, des médias et de la population en général – certains des
enjeux importants qui surviennent tandis que je fais face aux décisions
difficiles que je devrai prendre dans les jours et les semaines à venir.

En Égypte, j’étais un militant – impliqué dans les mouvements laïques et
de gauche. J’ai poursuivi ces activités activement et publiquement depuis
mon arrivée à Montréal, surtout au cours des derniers mois. Récemment,
j’ai dénoncé le climat de répression qui sévissait en Égypte pendant les
élections ainsi que le massacre de réfugiés soudanais par le gouvernement
égyptien qui est survenu au Caire en décembre 2005.

À cause de mes activités politiques très publiques, incluant la
publication de textes en arabe pour divers site web progressistes, j’ai
plusieurs raisons de croire que je serai persécuté et emprisonné si je
suis renvoyé en Égypte.

La situation au niveau des droits humains en Égypte est essentiellement
ignorée par les médias canadiens, malgré que le régime actuel, appuyé
financièrement et militairement par l’Occident, soit un des plus brutaux
au monde. En Égypte, il y a des milliers de prisonniers et prisonnières
politiques, la liberté d’_expression y est constamment bafouée, la torture
et les mauvais traitements sont des pratiques habituelles de la police et
des autorités, les personnes mortes en détention sont nombreuses et
plusieurs militant-e-s «disparaissent» de façon mystérieuse. Cette
situation a été confirmée à maintes reprises par des organismes de droits
humains. Tous ceux et celles qui connaissent un tant soit peu l’Égypte
sont au courant de la nature répressive des autorités égyptiennes.

À l’heure actuelle, la répression politique en Égypte s’empire de jour en
jour, dans le contexte des confrontations entre l’opposition et le régime
Mubarak.

Je n’ai jamais hésité à dénoncer l’injustice, en Égypte comme au Canada. À
cause de mes opinions, tout me porte à croire que je serai ciblé si
renvoyé en Égypte. Ce n’est pas de la spéculation : je crains réellement
la persécution parce que je suis un gauchiste, laïque et progressiste.

Il pourrait sembler qu’il serait plus facile pour moi de retourner
tranquillement en Égypte et de cesser mes activités politiques, incluant
l’écriture. Je rédige toutefois cette déclaration parce que je veux que ce
soit clair, aux yeux de tous et toutes, que je refuse d’être réduit au
silence, même lorsque confronté à une déportation possible vers un régime
autocratique. J’insiste pour que la vérité au sujet de la situation en
Égypte soit dévoilée. C’est ce que je continuerai à faire.

Je demande donc : comment est-il possible pour le gouvernement canadien de
même songer à déporter quelqu’un vers un régime brutal, connu pour ses
pratiques de torture et de sévices (et si je suis renvoyé aux États-Unis,
je serai certainement retourné ensuite en Égypte, après avoir enduré la
détention dans les prisons américaines). Le système canadien de
détermination du statut de réfugié ne m’a pas accordé une audience juste.
Je n’ai jamais pu aller en appel sur le fonds et les mérites de ma demande
de réfugié. Et maintenant, je dois continuer à fournir toute la
documentation qui atteste des risques potentiels et des mauvais
traitements que je subirai si je suis déporté le 6 avril prochain.

On ne m’a pas reconnu en tant que réfugié politique. Mais mes écrits et
mes activités politiques – en appui à des mouvement gauchistes,
progressistes et laïques, contre le gouvernement égyptien ainsi que
contre, partiellement, les intégristes religieux – indiquent clairement
qu’il y a un haut risque de persécution (incluant l’emprisonnement et la
torture) en cas de renvoi. Voilà une définition claire d’un réfugié
politique. La loi canadienne, elle, ne me fournit aucun moyen juste pour
être reconnu ainsi.

Je vis à l’extérieur de l’Égypte depuis sept ans : quatre ans aux
États-Unis et trois ans au Canada. Depuis sept ans, je suis donc un
sans-statut. Cela veux dire que je vis le cauchemar de l’incertitude au
quotidien, que je ne sais pas ce que le futur me réserve et que je suis
incapable de mener mon existence comme je l’entends. Le cauchemar
continue, car je fais face à la possibilité d’être expulsé vers un pays
que j’ai fui. Mon avenir, maintenant, est la détention et, possiblement,
la torture.

Je désire simplement avoir une vie normale, de me construire sur la base
de mes expériences passées et de contribuer à la société, notamment à
travers l’écriture et à travers mes activités politiques.

J’écris cette déclaration pour que je puisse rester fidèle à mes croyances
et ne pas cacher, d’aucune façon, mes sentiments réels au sujet du régime
égyptien – incluant les milliers de prisonniers politiques – et le
système d’immigration canadien. J’ai travaillé pour sensibiliser les gens
à la cause des sans-statut au Canada, et je crois qu’il est important que
je continue à dénoncer les injustices, même alors que je confronte le
processus de déportation.

Amir Hodhod
14 mars 2006
MONTRÉAL
:::

INFO: sollman200220022003@yahoo.com et sansfrontieres@resist.ca ou
514-848-7583