La démocratie en prison!

Deux activistes libertaires de Sherbrooke sont allés en prison, hier, durant les élections fédérales pour avoir exercé leur liberté d'expression...

[English]

Durant ces dernières élections fédérales, la police de Sherbrooke a arrêté et mis derrière les barreaux deux militants de la NEFAC, qui faisaient une action d'éducation populaire anti-électorale en face d'un bureau de vote au centre-ville de Sherbrooke. Leur action était tout à fait pacifique, non-contraignante et même conforme à la Loi électorale canadienne en vigueur. Elle ne consistait en fait qu'à distribuer des tracts servant à inciter les gens à réfléchir sur l'aliénation politique que représente le vote dans ce système électoral, ainsi que sur le caractère illégitime et antidémocratique du gouvernement canadien. L'action laissait place à la discussion et au débat avec les électeurs sur ces mêmes thèmes, sans ne mettre aucune pression sur leurs éventuels choix politiques.

Après qu'à deux reprises des employés d'Élections Canada leur aient demandé de quitté les lieux, et ce, sans ne jamais avoir dit quel règlement électoral ils violaient, les militants ont été arrêtés sous prétexte de refus de circuler sur une voie publique (une violation d'un article de la Loi municipale), et mis en cellule pour tout le reste des élections. Il est clair que ce n'était pas pour flâner sur le trottoir que ces deux militants ont été arrêtés, mais bien pour avoir porté atteinte à l'image du gouvernement fédéral ainsi que, surtout, à la crédibilité de ce système politique.

Tout au long des événements, ni les employés d'Élections Canada, ni les agents de police n'ont reconnu la liberté d'expression des activistes. La tactique employée par les forces de l'ordre pour les arrêter et les emprisonner est une totale négation de leur liberté d'exprimer leurs idées en public, et surtout d'exprimer des idées qui étaient apolitiques et ne faisaient la promotion d'aucun parti ou position quelconque.

p.j. le tract diffusé à cette occasion.