Liberté pour Gorka et Eduardo

Eduardo Plagaro Perez et Gorka Perea Salazar, deux militants d’origines Basques qui s’étaient réfugiés au Canada en 1997 à la suite d’accusations d’incendies criminels, ont vu leurs demandes suspendues après que l’Espagne ait demandé leur extradition. Injustement accusés à partir d’aveux obtenus sous la torture dans leur pays d’origine, voilà maintenant plus de 8 ans que leur sort est entre les mains de la justice canadienne.

Gorka et Eduardo ont milité sur plusieurs fronts, notamment dans les mouvements antimilitaristes, écologistes et indépendantistes. Au mois d’avril 1993, ils furent arrêtés, ainsi que 10 de leurs compagnons, et accusés d’incendies criminels. Au cours de l’interrogatoire, Gorka et Eduardo affirment avoir été frappés à coups de pieds, de poings, de matraques et de s’être faits tordre les testicules. Gorka a été suspendu par les pieds au dessus d’une fenêtre et a subi un simulacre d’exécution.

On les a aussi menacés de violer leurs sœurs s’ils refusaient de collaborer.

C’est ainsi qu’en 1997, alors que leur cause est en appel et qu’ils sont libérés, Gorka et Eduardo en profitent pour fuir vers le Canada. Après 4 longues années d’attentes, l’Espagne fait une requête d’extradition, et la Commission du Statut de Réfugiés suspend l’étude de leurs dossiers.

Après les avoir incarcéré en 2001, le ministre de la justice de l’époque autorise la demande de déportation, et ils sont remis en liberté après 2 ans et demi. En 2004, la cour d’appel maintient la décision de déporter Gorka et Eduardo et ordonne leur retour en prison, malgré le fait qu’ils respectaient rigoureusement leurs conditions de remise en liberté, et ce depuis plus d’un an. Ils se rendent eux-mêmes à la police le 15 décembre, dans un geste de bonne volonté. Le jour de leur incarcération, ils demandent à être incarcérés ensemble car les autorités de la prison voulaient envoyer Gorka dans l’aile des bikers. Après avoir refusé, la gardienne appelle 10 autres gardiens qui menottent Gorka, et le rouent de coups à la tête. À un certain moment, un gardien lui écrase la tête avec son pied pendant qu’un autre lui assène des coups de pieds sur tout le corps, puis on les envoie au trou (cellules d’isolements), où ils commencent une grève de la faim pour obtenir d’être incarcérés ensemble.

S’ils sont déportés, c’est la prison, l’humiliation et la torture qui les attendent. Vous pouvez contacter le Comité de Solidarité Gorka et Eduardo par courriel à ou par téléphone : -Véronique Gauthier : (514) 528-2656 et - Marc-André Cyr : (514) 525-6436.
Il est grand temps d’agir pour les supporter, et mettre de la pression.

Solidaires, sans prison ni frontière !

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Texte extrait de Cause Commune no 6, le journal de la NEFAC.