TORONTO : ATTAQUONS LE COEUR!

Fermons, dérangeons et endommageons le district financier de Toronto le 16 octobre et l'économie ontarienne cet automne!

Le 16 octobre, il ne sera plus permis à l'économie des patrons de faire des affaires comme d'habitude. Attaquons leur cœurs froids, endurcis et vides lorsqu’ils dorment, mangent, quand ils nous volent et nous emprisonnent -- faisons leur savoir par tous les moyens nécessaires que les bons jours sont terminés pour eux. Dès maintenant, ils ne penseront plus qu'à quand, où, quoi et qui nous attaquerons ensuite.

Le 16 octobre, des milliers de personnes convergeront vers le district financier de Toronto pour paralyser le centre du Capital au Canada. Des milliers de personnes en ont assez des manifestations symboliques et d'enregistrer leur dissidence de façon polie, et des milliers de personnes combattrons ensemble et gagnerons, ne serait-ce que pour des raisons de nécessité et de survie, ne serait-ce parce que maintenant, des milliers et des milliers de personnes ne peuvent plus supporter d’attendre et de ne rien faire.

Le champ de bataille est désigné. Nous disons: "Assez c'est assez!". Nous appelons tous et toutes les anarchistes, les antiautoritaires, les anticapitalistes et autres alliéEs à former un contingent anarchiste unis le 16 octobre et à participer à la dislocation économique de l’Ontario cet automne. Nous appelons tous les soi-disant "sauvages", "casseurs" et "brutes" -- tous ceux et toutes celles qui portent la ruine du capitalisme-- à converger pour détruire les privilèges des patrons.

Toi! Nous t'appelons, ainsi que ceux et celles avec qui tu travailles, avec qui tu vis et avec qui tu as été emprisonné. Tout le monde qui est écœuré d’exister avec si peu, de vivre de miettes. Tous ceux et celles piquéEs par cette misère, qui veulent maintenant se tenir debout fièrement et devenir une force ingouvernable.

Pendant six ans nous avons subit les vicieuses attaques de l’État contre l'assurance sociale, le système de santé, le logement social et les conditions de travail. Même le traitement essentiel de l'eau potable n'a pas échappé à l'agenda néolibéral/néoconservateur des Tories d'Ontario mené de façon arrogante, traçant la voie que les autres provinces et le gouvernement fédéral suivent, peu importe le parti au pouvoir.

Mais l'État n'est pas le seul à blâmer. Ce n'est pas un fantôme abstrait tapi dans l'ombre, c'est du ciment --aussi solide que les briques qu'on lance-- protégeant la bête capitaliste. Les politiques mises de l’avant par les Progressistes Conservateurs sont l'exemple local de la globalisation et de la restructuration du capital international. Tandis que d'autres pays ont été forcés de couper dans les programmes sociaux à causes des conditions de prêts du FMI, le gouvernement conservateur a volontairement et énergiquement fait la même chose pour "ouvrir l'Ontario aux affaires, aux investisseurs". Le premier ministre Mike Harris nous a fait clairement savoir que sa priorité n’est pas d’aider les millions de gens qui ont besoin d’un logement, d'un salaire décent et d'eau propre, mais de prêter assistance aux plus grandes compagnies pour qu’ils augmentent leur marge de profit.

En réponse à cela, l'OCAP (Coalition ontarienne contre la pauvreté) a résisté et s’est battue. Le moment le plus dramatique de cette bataille fut sans aucun doute la marche vers le parlement du 15 juin 2000, qui s'est transformée en une bataille rangée avec l’escouade anti-émeute. Depuis, ils se sont organisés avec des centaines de groupes communautaires, de conseils et des syndicats de travailleurs et travailleuses, et plusieurs autres, qui participeront au sein du Front commun ontarien à la campagne automnale de dislocation économique, à commencer par la fermeture du district financier de Toronto le 16 octobre. Nous irons droit aux bureaux des compagnies qui font des profits énormes sur le dos des pauvres et des salariéEs ontarienNEs et nous les fermerons par tous les moyens nécessaires.

Nous, anarchistes et révolutionnaires antiautoritaires, devons être aux côtés et combattre avec les pauvres et les salariéEs d'Ontario le 16 octobre et pendant l'automne durant une longue, difficile et intransigeante lutte contre nos ennemis de classes. Le mouvement anticapitaliste devient pro-actif, plutôt que de simplement réagir à des sommets, aux réunions et horaires des patrons. Le 16 octobre et dans les mois qui suivront, Mike Harris et les boss vont perdre des millions de dollars et beaucoup de sommeil.

Le contingent anarchiste est ouvert à tous et toutes les anarchistes et libertaires. Un black bloc n'est qu'une tactique; nous favorisons la diversité de tactiques. Cependant, nous recommandons fortement aux gens qui viendront d’être prêt à se protéger contre la violence policière (masques à gaz, casques, boucliers, protections, eau et par dessus tout, l’auto-organisatrion. N'amenez pas de pièces d'identité, de carnet de téléphone ou quoi que ce soit d'autre qui rendra le travail des policiers plus facile.)

Le rassemblement aura lieu au Nathan Philips Square, en face de l'hôtel de ville, à l'intersection de Queen et Bay Streets. Il y aura un déjeuner au crêpes, gratuit, à 5h du matin, avant de partir vers le district financier à 6h. Le but est de fermer les rues, les passages souterrains, les stations de train et de métro, et les cibles capitalistes clés jusqu'à 18h. Soyez créatif, utilisez des tactiques auxquelles la police n'est pas habituée, utilisez la surprise.

Pour marcher avec le contingent anarchistes, assemblez vous à la bannière disant: "ENOUGH IS ENOUGH!" (Assez, c'est assez!).

L’attente conduit à la défaite
Lancé par le Collectif Freyheyt (NEFAC-Toronto)
Appuyé par: Trouble-dot news bulletin (Toronto)

To contact Freyheyt email: freyheyt@tao.ca
or mail Box 116, 339a College St., Toronto ON, M5T 1S2

Traduction conjointe Le Trouble et Ruptures