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Les centres d'appels à Sherbrooke

On dit qu'autrefois l'industrie du textile employait 80% des travailleurs de Sherbrooke. Maintenant, malgré les majestueuses côtes de notre ville et les rivières brunes qui la ornent, la plupart des manufactures sont parties. La pauvreté (le revenu annuel d'une famille d'ici est 4000$ plus bas que la moyenne canadienne) et une population à forte proportion d'étudiant-e-s attirent cependant un type d'industrie qu'on aimerait peut-être mieux ne pas attirer : celle qui recherche une main-d'œuvre sans attentes de carrière à long terme, pas nécessairement qualifiée et qui s'arrange d'horaires « flexibles ».

L'anarchie de A à Z: D comme Démocratie Directe

On entend souvent vanter les mérites des sociétés dites « démocratiques ». Chaque fois qu'un scrutin a lieu, tous les commentateurs nous rabâchent les oreilles en insistant sur le fait que « le peuple a parlé », que « la démocratie est en santé ». Élire des représentants tous les quatre ans : est-ce vraiment à travers les urnes que se fonde le pouvoir populaire? À en croire la désaffection de plus en plus de « citoyens » et de « citoyennes » vis à vis le jeu électoral, on peut sérieusement en douter. Ici comme ailleurs, un fossé se creuse entre la population et la classe politicienne. Nous sommes de plus en plus nombreux-euses à réaliser que ces maires, ces députés, ces ministres, ne représentent qu'eux mêmes et une clique d'hommes d'affaires dans tout ce cirque.

Qui défend les ouvriers irakiens ?

Sous la dictature de Saddam Hussein, les ouvriers n’avaient pas le droit de s’organiser ou de faire grève. Il y avait bien des syndicats, assurément, mais leurs leaders n’étaient que des collaborateurs loyaux du régime, et les travailleurs étaient souvent persécutés si les leaders les dénonçaient aux autorités baasistes. Tous les syndicats ont mis en application les règles du régime baasiste, et les ouvriers n’ont eu aucun droit de protester. Cela a duré plus de 30 ans, et la ségrégation des ouvriers irakiens du reste du monde a été très préjudiciable à leur lutte en Irak. Maintenant la guerre des USA sur l’Irak, suivi de l’occupation, a crée un chômage massif en Irak et détruit la société civile. Le futur ne semble guère plus prometteur, avec l’installation - contre la volonté des personnes en Irak - d’un gouvernement de marionnettes qui rassemble les chefs tribaux , les forces les plus à droite, la Mafia religieuse et les forces nationalistes et ethnocentriques.

Conseil d'un vieux camarade

Où Alexandre Berkman répond aux interrogations d'un camarade désespéré de voir Bush réélu.

Ce qu’on a reçu récemment d’un lecteur :

Sur les lignes, Une chronique syndicale (4)

OÙ EST LA COLÈRE? On peut se poser la question après la manifestation du Réseau de vigilance devant le «Forum des générations» à Saint-Augustin. À peine mille participantEs, et nous sommes généreux, avec autant de passion et d'entrain qu'une famille à l'enterrement. Un rassemblement tape-cul d'un ennui mortel... Les gentils-organisateurs ont même trouvé le moyen de nous faire passer une cassette de slogans pré-enregistrés. Non, mais! Où est passée la colère, l'indignation? Le mouvement est-il déjà mort et enterré, en même temps que la perspective de grève générale? Sans mouvement d'ensemble, nous retournons à nos luttes isolées, que nous risquons de perdre l’une après l'autre. Pourtant, des luttes, c'est pas ça qui manque.

Quand les centrales jouent le jeu de l’État libéral

S’entre-déchirer pour être mieux dominéEs!

En décembre dernier, alors que les syndicats se mobilisaient pour faire échec à l’adoption des lois Charest, on aurait cru voir l’émergence d’un mouvement semblable à celui qui a balayé le Québec en 72 avec un front intersyndical sans précédant. Plus de 9 mois plus tard, alors que les lois sont adoptées et commencent à être mises en application dans certains secteurs de l’économie, où en sont rendus les syndicats?

La Régie du logement : une « justice » à deux vitesses

Des dizaines de milliers de locataires comparaissent chaque année devant la Régie du logement. Pour la majorité d’entre eux/elles, l’expérience est loin d’être réjouissante. Souvent mal informéEs et peu outilléEs au niveau juridique, les locataires luttent à armes inégales face à des propriétaires pour qui cet exercice est devenu une simple routine. Non seulement ces derniers ont-ils les moyens de se payer de bons avocats, mais en plus, ils ont la loi et les juges de leur bord. Pas étonnant que les proprios soient derrière 85% des causes ouvertes à la Régie! Quoi qu’on en dise, il y a bel et bien deux systèmes de justice : l’un pour les pauvres, l’autre pour les riches. Encore un exemple de la lutte des classes au quotidien.

La résistance continue à Kanehsatake

Depuis quelques mois, on entend beaucoup parler du conflit qui fait rage dans la communauté de Kanehsatake. Cependant, comme lors de la fameuse « crise d’Oka » en 1990, les médias sont loin d’être objectifs quand vient le temps de nous informer sur les luttes menées par les communautés autochtones. Contrairement à ce que les médias et les gouvernements affirment, le conflit n’est pas une lutte entre James Gabriel, Grand Chef du Conseil de bande de Kanehsatake, et le « crime organisé » sur le territoire, mais bel et bien la lutte de cette communauté contre le pouvoir despotique de Gabriel et de sa milice privée, mais aussi la lutte contre les politiques coloniales des gouvernements canadien et québécois.

Syndicat battu chez Décarie et Complices à Montréal

Souvent, quand les salarié-e-s aiment parlé d'activité syndicale à leur lieu de travail c'est lorsque le résultat est positif. Les gens n'hésiterons pas à se référer à la fois que leur syndicat à signer une bonne convention collective ou quand les travailleurs-euses ont spontanément 'visité' le bureau du patron. Nous parlons aussi de nos défaites, habituellement avec une bonne dose de rancune envers nos patrons, et des fois même envers nos collègues de travail et nos syndicats. Il est rare, par contre, que nous prenons le temps de comprendre ce qui n'a pas fonctionné. Pour qu'un renouveau du syndicalisme s'opère, l'amenant à des positions plus radicales et à un fonctionnement plus démocratique et paticipatif, nous devons faire face aux défaites actuelles. Des travailleurs d'un centre d'appel de Montréal qui ont récemment initié une campagne de syndicalisation ont partagé avec nous les hauts et les bas d'une campagne échouée.

Sur les lignes : Une chronique syndicale

Conflit chez Super C : Les employéEs se tiennent debout

La grève qui paralyse trois épiceries Super C de la région de Québec illustre à merveille pourquoi il faut que la campagne de syndicalisation des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC) chez Wal-Mart réussisse. METRO veut en effet fermer l'un des trois magasins pour se débarrasser des syndiquéEs, augmenter la sous-traitance et baisser les salaires des employéEs qui resteraient après le carnage. Tout ça au nom de la sacro-sainte compétitivité.

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