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Sur les lignes, une chronique syndicale (5)

L'actualité syndicale des dernières semaines aura bien sûr été monopolisée par la grève des 3 800 employéEs de magasins et de bureaux de la SAQ. Et pourtant...

MARCHE OU CRÈVE. Une nouvelle ligne d'autobus privée a vu le jour à Sherbrooke à la suite de l'ouverture d'un Wal-Mart dans un secteur non desservi par le service public. En effet, la Société de transport de Sherbrooke a décidé d'utiliser une subvention de 200 000$ de la municipalité pour financer la firme privée Promenade de l'Estrie qui assurera la desserte du nouveau secteur commercial, ce à quoi s'objectent catégoriquement les différents syndicats du transport en commun. Les chauffeurs d'autobus ont voté à 92% en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève illégale. Cette affaire est vraiment la goutte qui fait déborder le vase pour les chauffeurs : les résidantEs de trois secteurs se contentent déjà d'un service de seconde classe pas vraiment intégré au réseau public et les chauffeurs craignent la balkanisation du service public. Pour l'instant, le syndicat des chauffeurs, qui a soumis trois propositions alternatives pour améliorer et étendre le service public, s'est contenté d'informer la population de la situation (notamment en diffusant par voie de tract les heures et les lieux des réunions du Conseil de Ville et du C.A. de la société de transport), de tenir des manifestations et de construire un front commun impliquant les comités d'usagers, les autres syndicats et des associations étudiantes. Pourquoi Wal-Mart ne paierait-il pas la note? Après tout, si l'Université de Sherbrooke est capable de payer pour que les étudiantEs voyagent gratuitement, qu'est-ce qui empêche la multinationale de faire de même? La gratuité du transport en commun devrait être étendue à l'ensemble de la clientèle puisqu'après tout, le transport en commun sert essentiellement à voyager des clientEs jusqu'aux temples de la consommation, des étudiantEs jusqu'à leur cours et des petitEs salariéEs jusqu'à leur boulot. Les coûts devraient être assumés par ceux à qui le service profite vraiment: institutions, commerçants et patrons. Un dossier à suivre.

Un réseau de travailleurs-euses solidaires

Récemment à Montréal s'est initié un Réseau des travailleurs-euses solidaires. Suite à l'appel de la NEFAC-Mtl, deux douzaines de personnes se sont rencontrés pour en jeter les bases. Le rôle du réseau consistera à combattre la précarité et favoriser l'émergence d'un mouvement de solidarité ouvrière.

Congrès masculiniste à Montréal

Du 21 au 24 avril aura lieu, vraisemblablement à Montréal, la deuxième édition du congrès «hoministe» Paroles d’hommes. Parrainé par Yvon Dallaire, psychologue, sexologue et auteur du livre Homme et fier de l’être, Paroles d’hommes qui dit «souhaiter promouvoir une harmonisation des relations hommes - femmes en établissant de nombreux liens entre groupes féministes et hoministes» est en fait un congrès masculiniste.

RAPATRIEZ CHERFI

Après le refus de sa demande d'asile aux Etats-Unis en octobre dernier, Mohamed Cherfi a dû faire appel de cette décision, appel qui sera entendu en février. Après cet appel, l’épée de Damoclès qui pèse sur sa tête sera des plus lourdes ; Mohamed sera en danger d’être déporté en Algérie où sa vie est en danger. Rappelons qu’il a fui l’Algérie en tant qu’objecteur de conscience (il a refusé de faire son service militaire) et qu’il a critiqué le gouvernement algérien publiquement en tant que porte-parole du Comité des algériens sans statuts (CASS)

L’anarchie de A à Z: « E » comme État

« L’État, c’est moi. » C’est en ces mots pas très subtils que Louis XIV aurait exprimé sa vision de l’organisation politique au 17ième siècle. Heureusement, les choses ont changé depuis, mais ce n’est pas parce que les rois ne sont plus au pouvoir qu’il n’y a plus personne qui ne règne…

POST-MORTEM DE LA GRÈVE À LA SAQ

Les syndiquéEs de la SAQ ont finalement mis fin, le 8 février dernier, à une grève générale qui durait depuis près de 3 mois et qui aura été marquée par bien des péripéties. Les syndiquéEs ont perdu la bataille sur un des principaux points qui les opposaient à leur patrons, soit l'assignation des employéEs à temps partiel. La SAQ reviendra donc, dans à peu près toutes les succursales des grands centres, à une main d'oeuvre «stable», qui ne travaille que dans un magasin, à raison de 15 à 20h semaines. En «échange», le dossier de la conciliation travail-famille progresse --on ne créera plus de postes à temps plein couvrant tout le week-end-- et le plancher d'emploi est réhaussé, créant ainsi entre 80 et 220 nouveaux postes réguliers. Cause commune ne connaît pas tous les détails de la nouvelle convention collective mais ça ressemble beaucoup à 3 mois de grève pour rentrer au travail essentiellement sur la base de l'offre patronale qui avait été rejetée en décembre. En plus, le syndicat semble plus divisé que jamais, le mandat de grève ayant été voté à plus forte majorité que le retour au travail (un quart des membres ont votés contre la recommandation de l'exécutif, ce qui n'arrive à peu près jamais, sauf en cas de défaite). Qu'est-ce qui s'est passé?

Des logements rares qui coûtent la peau des fesses

==> voir aussi La Régie du logement : une « justice » à deux vitesses
==> voir aussi Réflexions libertaires sur le droit au logement

De janvier à mars, les locataires reçoivent leur avis de renouvellement de baux et la mauvaise nouvelle qui l'accompagne généralement : l'augmentation de loyer. Crise du logement oblige, de plus en plus de gens se retrouvent pris à la gorge avec des logements qu'ils et elles ne peuvent plus se payer. À moins de refuser l'augmentation de loyer...

Numéro spécial sur la grève étudiante

La NEFAC a produit un numéro spécial de Cause Commune portant spécifiquement sur la grève étudiante en cours. Il s'agit en fait d'un tract format 'legal' recto-verso. Vous en trouverez ici une copie pdf (cliquez sur l'image). N'hésitez pas à la reproduire en masse!

Au sommaire:

- La grève en éducation est un baume qui doit s'étendre

- La grève s’amorce à l’Université de Sherbrooke : Un exemple à imiter

- "La FECQ-FEUQ ne nous représente pas

We, the anarchists

[Editorial from Cause Commune no 4, translation thanks to FdCA-International Relations Office.]

There exists an anormous gap between anarchism as it really is and the lies that are associated with it by media, governments and bosses. Anarchists are accused of being violent, bloodthirsty, murderers, bombers and terrorists. It is true that for a certain period, some anarchists believed they could change society through individual acts of terror. But those days are gone, it is ancient history. It was the turn of the 20th century - more than a hundred years ago. Now it is high time that journalists got their scoop... anarchism is a collection of theoreties and practices whose aim is the social emancipation of the working class BY the working class (1).

Nous les anarchistes

Il existe un fossé immense entre ce qu'est réellement l'anarchisme et les mensonges qui y sont associés par les médias de masse, les gouvernements et les patrons. On accuse les anarchistes d'être des êtres violents , des assoifé-e-s de sang, voire même des meutriers, des poseurs de bombes et des terroristes. Il est vrai, qu'à une certaine période, certains anarchistes croyaient pouvoir changer la société par des actes individuels de terreur. Cette époque est révolue, ancienne même. Elle date du tournant du 20ième siècle, il a de cela plus de 100 ans. Il serait temps que les journalistes apprennent le scoop... L'anarchisme est un ensemble théorique et pratique servant à l'émancipation sociale de la classe ouvrière PAR la classe ouvrière(1).

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