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Pour les femmes afghanes : rien n’a encore changé

Forcé de justifier l’intervention militaire canadienne en Afghanistan auprès de la population, le gouvernement Harper a envoyé au front la ministre de la coopération internationale, Josée Verner. Comme ses collègues avant elle, la députée conservatrice de Louis-Saint-Laurent a tenté de nous faire croire que c’est pour venir en aide aux femmes afghanes et lutter contre le fondamentalisme religieux que le Canada déploie ses troupes dans la région de Kandahar.

Désastre pour tous

Encore un attentat suicide, encore des soldatEs canadienNEs mortEs. Combien chez le peuple afghan? Nous ne le saurons pas. Évidemment l’envoi de troupes en Afghanistan emmène son lot de tristesse, de larmes et de sang.

Cause commune no 11

Le numéro 11 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec est maintenant disponible sur le web. 3000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous.

Un pdf à basse résolution --format tabloïd-- est disponible.

Au sommaire du no 10 (format HTML)

Édition spéciale Afghanistan

Les camarades de l'Union locale de Montréal ont produit une édition spéciale de Cause commune pour la journée pan-canadienne d'actions contre la guerre en Afghanistant.

Au sommaire:
-Contre la guerre, contre l'armée
-Tournée du CIPO-RFM

Vous pouvez télécharger la version pdf de cette édition spéciale en cliquant ici.

Bonne lecture !

Cause commune no 10

Le numéro 10 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec vient de sortir des presses. 3000 exemplaires de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous.

Un pdf à basse résolution --format tabloïd-- est disponible.

Au sommaire du no 10 (format HTML)

Sur les lignes : CHRONIQUE SYNDICALE

Salaire minimum : le gouvernement est cheap et les centrales ont la mémoire courte

Au Québec, environ 118 000 travailleurs et travailleuses sont payéEs au salaire minimum, soit 3,8 % des salariéEs. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes qui travaillent dans les secteurs du commerce de détail, de l’hébergement et de la restauration. Pour atteindre la rémunération hebdomadaire moyenne (688$, incluant le temps supplémentaire), il faudrait travailler 74 heures au salaire minimum, en admettant que le temps supplémentaire soit payé à temps et demi (ce qui est rare). Le salaire minimum condamne à la pauvreté. Pourtant, les trois principales centrales syndicales québécoises ont dénoncé la hausse du salaire minimum annoncée par le gouvernement québécois. Le salaire minimum passera de 7,60$ à 7,75$ l’heure à compter du 1er mai, une hausse de 2%. « C’est cheap, tonne la FTQ, quand on sait que les travailleurs et les travailleuses doivent composer avec des hausses de tarifs d’électricité, du transport en commun ou encore de loyer ». « Le gouvernement donne d’une main pour reprendre de l’autre » clame la CSQ qui dénonce elle aussi les hausses de tarifs et trouve que le gouvernement aurait au moins pu donner 3% comme les députés vont recevoir. « C’est insuffisant », conclu la CSN, qui dénonce l’incohérence du gouvernement qui prétend que la mesure s’inscrit dans le plan de lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale. « En proposant une hausse de 2% alors que l’Indice des prix à la consommation [la hausse du coût de la vie] est de 2,3%, on ne fait qu’appauvrir ces travailleurs et ces travailleuses », explique la CSN. Tout cela est rigoureusement vrai et, pourtant, ça sonne faux... Les centrales syndicales seraient peut-être plus crédibles si elles ne passaient pas sous silence le fait que le Parti Québécois a gelé le salaire minimum pendant cinq ans alors que le Parti Libéral l’a augmenté trois fois en trois ans ?

LA RÉGIE DU LOGEMENT - ou l’Agence de recouvrement des proprios?

Actuellement, la moitié des quelques 84 000 dossiers traités à la Régie du logement concernent les plaintes pour non-paiement de loyer. Il s’agit de la procédure la plus rapide à la Régie, 40 jours, en moyenne, et c’est réglé. Il n’y a que les causes dites « très urgentes » (bris de chauffage en hiver, par exemple) qui sont traitées presque aussi rapidement. En comparaison, les contestations de loyer sont traitées en 6 mois, les causes ordinaires en 15 mois. Pourtant, c’est pour le non-paiement de loyer que le gouvernement songe à introduire une « procédure-éclair ». Si le projet de loi est adopté, les locataires pourront être expulsés en 10 jours. Décidément, on n’arrête pas le progrès!

LA BRUTALITÉ POLICIÈRE FRAPPE ENCORE

Comme plusieurs d’entre vous l’ont sûrement vu, ressenti ou tout simplement subit, la violence policière est encore particulièrement présente au Québec. Trop souvent, la répression dirigée par les outils du pouvoir étatique s’abat sur ses victimes en toute impunité. C’est exactement ce qui est arrivé le 25 juin dernier dans les résidences de l’Université Laval à Québec. Stéphane Datey, jeune étudiant en génie électrique, s’est retrouvé en état de crise sur les lieux de son travail et par le fait même, de résidence. Il est complètement perdu, nu et isolé dans une pièce sans issue. Même si plusieurs personnes ont rencontré Stéphane dans les couloirs et mentionnent qu’il ne manifestait aucune agressivité, les policiers ont procédé à une intervention musclée et injustifiée. Sur les huit policiers, sept ont activement participé à l’agression.

L’anarchie de A à Z - « J » comme JUSTICE

Pour les anarchistes, l’appareil judiciaire (tribunaux, prisons) fait partie, avec la police et l’armée, des institutions répressives de l’état qui ont pour missions fondamentales le contrôle social et la protection de la propriété privée. Il s'assure que continuent l’exploitation économique et les inégalités sociales en réprimant ceux et celles qui les combattent. En général, les prisons entassent surtout des pauvres et des marginaux. Les juges appliquent pour ceux-ci des règles qu'ils ne sauraient appliquer à tous : le propriétaire d'un commerce peut voler le travail de ses employéEs sans limite, mais lorsque ceux-ci décident de se réapproprier une partie de son capital, ils sont accuséEs et condamnéEs. L'inégalité est source de tension et le système judiciaire, en empêchant de résoudre cette tension, est lui-même responsable des comportements qu'il réprime.

Charest contre les pauvres

Au lendemain de son élection au printemps 2003, le Docteur Jekyll blond et frisé que les électeurs ont placé en guise de premier ministre se transformait en Mister Hide décidé à réingénériser les maigres acquis sociaux dont nous disposions. Aujourd'hui, la popularité de Jean Charest a beau être à son plus bas, les coffres de Parti Libéral du Québec sont pleins et les chambres de commerces sont en fête.

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