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Le Front commun à Sam Hamad : «Dit pardon mononcle...»

Une semaine à peine après avoir déclaré au Journal de Québec que «les BS qui n’ont pas de contraintes sévères à l’emploi ne sont pas intéressés à aller travailler actuellement. Ils ont tout...», Sam Hamad, le nouveau Ministre de l’emploi et de la solidarité sociale (sic!), a demandé une rencontre avec les représentant-es du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ). Invitation qui laisse de glace (ce sont leurs mots) les dit-es représentant-es.

Le scandale de l’aide sociale

En avril Le Devoir levait le voile sur une partie du scandale de l’aide sociale. Des gens qui reçoivent un coup de main régulier de proches ou d’amis se font couper leurs chèques, même si c’est en nature. L’État tolère la charité institutionnalisée mais pas la solidarité bêtement humaine, celle des amis ou de la famille. «Impossible d’avoir une solidarité sociale dans la dignité» en a conclu le Front commun des personnes assistées sociales.

Déception ! À propos de MédiaMatin Québec

Déception ! Il n’y a pas d’autre mot. Mardi matin, le 24 avril, les lock-outés du Journal de Québec sortaient un quotidien gratuit tiré à 40 000 exemplaires. MédiaMatin Québec, c’est le nom du journal, veut «couvrir l’ensemble de l’actualité, [avec] une place centrale aux nouvelles de la Capitale nationale». Le porte-parole syndical souligne que l’ensemble des lock-outés mettent l’épaule à la roue, très fier de son coup (il y a de quoi), il ajoutait que «grâce à cet effort collectif, nous disons aujourd’hui à la population de Québec, voici vos nouvelles locales!» Et merde...

Le vote pour le populisme, un acte de contestation douteux - Ok, là on fait quoi ?

Maintenant on fait quoi ? C’est ce que beaucoup de gens se sont dit en constatant les résultats des dernières élections provinciales. Si la plupart voient un vent de droite dans la réélection de Charest et la montée fulgurante de l’ADQ, d’autres constatent plutôt à quel point les élections sont un simulacre de démocratie.

Cinéma: Romanzo Criminale

Chronique criminelle et politique, Romanzo Criminale nous ramène aux « années de plomb » qui ont marqué l’Italie des années 1970. On y retrace le parcours d’une bande de jeunes à l’horizon bouché dont l’amitié se forge dans la petite délinquance. Grâce à leur audace et leur recours à une violence sans modération, ces derniers prendront le contrôle du marché de l’héroïne et de la prostitution à Rome. Des truands vraiment truands, des putes vraiment putes, Romanzo Criminale n’échappe malheureusement pas toujours aux clichés du genre. En trame de fond de cette histoire de gangsters plutôt classique, le réalisateur parvient néanmoins à nous faire comprendre comment le pouvoir s’y prend pour instrumentaliser des individus qui n’ont rien à perdre et les utiliser à des fins politiques et stratégiques. Les membres de la bande se retrouvent rapidement à l’avant-scène d’une série d’attentats sanglants imputés à l’extrême gauche, mais réalisé de concert avec des militants d’extrême droite, afin de pousser la société italienne dans une dérive autoritaire. Romanzo Criminale, c’est aussi la petite histoire (véridique) d’une longue série de provocations policières et son cortège de victimes innocentes.

Sur les lignes... Chronique syndicale

1er mai syndical : fête du travail?

Nos pas, nos cris, unis pour la démocratie : c’est le titre du rassemblement du 1er mai pour 2007. Si les syndicats se sont affairés à trouver un thème évocateur, ils se sont beaucoup moins attardés à mettre en place un plan d’action musclé pour le défendre. Le 1er mai des syndicats, c’est maintenant surtout l’apologie de la fête du travail. Pendant que les plus précaires sont au travail en remplacement des travailleurs et des travailleuses à temps régulier (le 1er mai est d’ailleurs un congé payé obligatoire chez quelques syndicats de la fonction publique mais le travail, lui, ne chôme pas) et que les plus pauvres ne peuvent tout simplement pas se déplacer pour se rendre au point de rendez-vous, les syndicats, eux, n’organisent même pas une manifestation. C’est un rassemblement, un point c’est tout.

Cause commune no 13

Le numéro 13 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec est maintenant disponible sur le web. 3000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous.

Un pdf à basse résolution --format tabloïd-- est disponible.

Ce numéro est le fruit d'une collaboration spéciale avec les militantEs du RAME. Il s'agit d'un numéro spécial portant essentiellement sur les élections provinciales.

Au sommaire du no 13 (format HTML)

Quand élections rime avec corruption

Lorsque vient le temps des élections, les médias en profitent pour nous rappeler à quel point nous vivons dans une belle démocratie, d’où le peuple choisit ses propres représentantEs. Et surtout, ne commencez pas à critiquer !

Perspectives libertaires - Imposer le changement

Nous voilà de nouveau en période électorale. C’est le temps pour du changement, du moins c’est ce que nous diront les partis d’opposition. Mais quels moyens seront pris pour réaliser du changement au Québec? Avec le Parti Libéral, c’est avant tout avec la loi du bâillon que les plus grandes transformations sociales ont été faites au cours des dernières années, comme les modifications au code du travail et l’imposition des conventions collectives de la fonction publique. On a ainsi vu les principes de la démocratie représentative complétement bafoués, car avec la loi du bâillon on a permis à la majorité à l’Assemblée nationale de faire adopter des projets de loi en suspendant les procédures.

L'anarchie de A à Z : M comme mouvements sociaux

« Agir au lieu d’élire » : à lui seul, ce slogan résume bien la stratégie privilégiée par les anarchistes pour arriver à obtenir des changements sociaux. Mais encore faut-il intervenir collectivement si l’on veut faire des gains. Loin de rester confinéEs « entre anarchistes », nous avons fait le choix de militer au sein des mouvements sociaux. Voici pourquoi.

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